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Le pourquoi du comment

Fraîchement revenue du Maroc, après 6 mois de Service Civique, me voilà coincée à la maison. Je ne vais pas me plaindre, mes proches sont en bonne santé, et rester à la maison permet de sauver des vies. Mais, il y a des jours, où, pour une amoureuse du globe comme moi, c’est moins évident. J’ai abandonné l’idée de partir en Indonésie, en Allemagne et en République Tchèque, car ces voyages étaient prévus avant la fin de l’année. Rien n’est définitif, certes, mais il faut bien s’avouer vaincu face à cette pandémie qui nous remet, un peu contre notre gré, les pieds sur Terre. 

Le premier mois de confinement, lorsque j’ai réalisé l’impact du virus dans ma vie à court / moyen terme (c’est à dire après tout de même 2 bonnes semaines de déni acharné), j’ai fait l’autruche. Pas très intelligent, voir un peu pathétique, mais je ne voulais désormais plus entendre parler de choses qui dépassaient les frontières de la France. Non, non, et non, il n’y a pas de rizières magnifiques situées aux confins de l’Asie. Il n’y pas non plus, de splendides forêts en Bavière, ni de Notre Dame du Tyn en Tchéquie. Après « l’autruche », j’ai enchaîné sur un discours qui devait non pas convaincre mon entourage, mais bien moi même: « La France regorge de belles régions. Un roadtrip « à la maison », quoi de plus atypique, au final ?! » Bien sûr, peu de temps après, on apprend que les vacances se feront à moins de 100 kilomètres de chez soi… Et puis, il y a quelques jours, je me suis rendue à l’évidence. Oui, j’ai beaucoup trop longtemps vécu dans le déni. Oui, tous mes plans tombent à l’eau. Oui, nous ne sommes finalement pas maîtres de notre destin. Mais alors, quoi faire ?! Faut-il déprimer, se laisser aller, se morfondre sur sois-même ? Non ! La réponse, je l’ai trouvé hier, par hasard, en ouvrant l’une de mes deux malles à voyages. J’avais, avec tellement d’acharnement, essayé d’oublier tous les merveilleux souvenirs que je m’étais fait en voyageant, que ressentir de la joie en examinant mon album photo sur l’Inde du Sud me surpris encore plus. Et pourtant, cela s’est avéré être la meilleure thérapie qui soit. Tout ceci m’a donc, au final, décidée à faire ce blog. 

Mon intro est longue, et veut en définitif ne dire qu’une chose: « Nampuki ». Cela signifie Espoir, en Hindi, et ce mot, j’espère qu’il vous parlera autant à vous qu’à moi, en ces temps si tumultueux. Je m’efforcerai de vous faire voyager comme je peux, à travers des photos, des anecdotes, etc, que j’ai eu la chance de vivre ces dernières années.

Bonne lecture à vous, amis de la vie 🙂


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